Rencontre saisonniers et employeurs

Dans le cadre de la
semaine Ensemble pour l’emploi, une bourse à l’emploi a eu lieu, jeudi 10 mars, à la
salle du Menec, à Carnac. Pour sa huitième édition, l’opération a rassemblé plus
de 150 offres dans l’hôtellerie et la restauration…


La bourse à l’emploi est
le lieu de rencontre direct entre les employeurs et les demandeurs d’emploi.
Expérimentés et débutants tentent leur chance.

Dans le hall de la salle du
Menec, « des curriculums vitae emploi entreprise présentent les caractéristiques
des établissements présents. Le demandeur d’emploi peut ainsi avoir une
meilleure connaissance de l’établissement avant son entretien d’embauche »,
explique Mathieu Illiaquer, animateur d’équipe Agence nationale pour l’emploi
Auray.

Les hôteliers et les restaurateurs se sont déplacés en nombre.
Cuisine, service, chambre… de nombreuses offres sont affichées. Les rencontres
entre employeurs et demandeurs d’emploi ont commencé dès 9 h. A 10 h 30, une
conférence animée par un professionnel a permis d’échanger sur le
métier.

Catherine, originaire du nord de la France, présente depuis 9 h,
persiste dans sa recherche d’emploi saisonnier : « Pour l’instant, je n’ai pas
trouvé d’offre. Soit l’employeur ne peut pas me loger, soit il exige un bon
niveau en anglais. Mais je ne désespère pas pour autant ».

Nombre de personnes qualifiées et expérimentées
manquent au rendez-vous, la saison de montagne n’est pas encore terminée. «
J’aimerais travailler à l’année et dans la région », comme Patricia, ils sont
quelques-uns à rechercher un emploi permanent.

« La bourse à l’emploi est
pour moi l’opportunité d’avoir des contacts et de passer des entretiens. Le
restaurant n’est ouvert qu’en saison estivale, de Pâques à fin septembre. J’ai
une équipe de base qui revient chaque année mais il faut la compléter. Je traite
les candidatures spontanées que je reçois pendant l’année et je fais paraître
les offres d’emplois à l’ANPE depuis le mois de janvier », explique Pascale
Audic-Pichot, restauratrice à Saint-Pierre-Quiberon.
Et les débutants ? « S’ils
n’ont pas d’expérience je leur confie des postes qui ont peu de technicité. Une
forte motivation est indispensable. La restauration, c’est vivre en décalé. On
travaille le week-end et les jours fériés, les congés sont en semaine. »

Journal Ouest-France. Photos Marc Gabriau.