Après la crise de 2008, le marché de la résidence secondaire peine à repartir dans le Pays d’Auray mais surtout sur la côte. Comment l’expliquez-vous ?
Les prix n’ont pas retrouvé les niveaux d’avant la crise de 2008. Il y a eu une timide reprise au deuxième trimestre 2011, mais pas sur les mêmes types de biens, ni les mêmes produits.
La faute à qui ? Difficile de donner une réponse. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette chute. Il a la crise certes, mais pas que. Les Français ont changé leurs manières d’investir. Ils ont peut-être plus de vacances mais elles sont fractionnées dans l’année. Les propriétaires viennent donc moins souvent ouvrir leur résidence secondaire pendant deux mois. Du coup, ils s’en séparent. Nous avons aussi constaté qu’avant, les femmes étaient plus habituées à passer des vacances en bord de mer dans la maison de famille. Aujourd’hui, elles n’ont plus le temps car elles travaillent de plus en plus. Autre phénomène de plus en plus fréquent que l’on constate, c’est la séparation des couples. Ils sont de plus en plus instables donc ils achètent moins à deux.
La dégringolade est beaucoup plus sévère à Carnac-Plage, où il y a plus de résidences secondaires à vendre que de principales. La faute à qui ?
Carnac-Plage, c’est 80 % de résidences secondaires. Passez faire un tour l’hiver et vous verrez que tous les volets sont pratiquement fermés. Une résidence secondaire coûte en moyenne 440 000 € à Carnac-Plage. Nos acquéreurs, essentiellement des clients nationaux, des Parisiens, des Nantais ou des Angevins, recherchent aujourd’hui des biens tout simplement moins chers ou préfèrent passer leurs vacances à l’étranger.
La baisse des prix dans d’autres secteurs va-t-elle continuer ?
Les prix sur les littoraux morbihanais marquent le pas, voire continuent de baisser. Ces baisses ont toutefois permis aux volumes de s’améliorer. Il faut suivre le sens de l’histoire et être optimiste. La Bretagne n’a pas vocation à devenir la côte méditerranéenne. Aujourd’hui, les familles propriétaires de grandes résidences secondaires préfèrent mettre leur bien en copropriété ou vendre des parcelles pour y créer des lotissements.
La hausse du prix du carburant ¯ et donc du coût des déplacements ¯ joue-t-elle un rôle dans ce marché de l’acquisition ?
Je ne suis pas tout à fait sûr. En tout cas, pour le moment, cette hypothèse ne ressort pas de nos études. Si le baril de pétrole est élevé et continue d’augmenter, ça aura la même répercussion sur le coût des transports en avion.
Êtes-vous favorable à une taxe sur les résidences secondaires des étrangers et des Français ne résidant pas dans l’hexagone ?
Cette taxe risque de tuer le marché et l’économie locale avec. Les résidences secondaires font marcher toute une économie de petits artisans. Si le gouvernement met en place cette taxe, il suffit d’appuyer sur la tête et de noyer le reste avec.
L'offre vidéo est renouvellée cette saison !
Commerces et services de Carnac et sa région, vous avez apprécié la qualité des vidéos que nous avons tourné l'été dernier. Vous voulez à votre tour profiter de l'offre de carnac.info plus vidéo?
Il vous reste jusqu'au 15 juillet 2012 pour en bénéficier.
Contactez-nous dès maintenant. 
