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Neptune Emploi saisonnier |
Journal Ouest-France du 02/03/2005
L'ANPE présente à Belle-Ile, Arzon,
Quiberon et Carnac pour trouver cuisiniers et serveurs
Des emplois
saisonniers manquent de bras
Hier à Arzon comme à Belle-Ile, Carnac et Quiberon, l'ANPE a ouvert un point d'offres
saisonnières pour mettre en relation directe employeurs et demandeurs
d'emploi.
C'est déjà l'heure du recrutement pour les emplois saisonniers sur
le littoral. L'ANPE ouvre pour cela des points d'offres qui tentent aussi
d'enrayer le déficit de demandes pour certains métiers dans l'hôtellerie et la
restauration.
« L'an dernier, un hôtel situé sur le littoral morbihannais a
été contraint de fermer deux jours par semaine en pleine saison faute de
personnel. De même, nous avons remarqué que certaines offres d'emploi dans la
restauration n'étaient toujours pas pourvues à la fin de l'été. » Ce constat de
Gwennina Le Borgne, animatrice hôtellerie à l'ANPE Vannes Armor, n'est pas
nouveau, mais il résume les difficultés croissantes de ces secteurs à recruter.
Au point qu'une campagne nationale est aujourd'hui lancée pour valoriser ces
professions aux salaires peu attractifs au regard d'horaires souvent difficiles.
Des handicaps auxquels il faut ajouter des inconvénients locaux dans le Morbihan
: pour ces salariés saisonniers, le logement devient prohibitif et le transport
est coûteux dans les zones touristiques. En effet, parce que ces salariés
doivent alors trouver un hébergement éloigné de leur travail, leurs déplacements
deviennent difficiles dans des pays d'Auray et de Vannes où la circulation est
souvent saturée l'été, particulièrement dans les presqu'îles de Quiberon et
Rhuys.
Afin de tenter d'enrayer ce phénomène, l'ANPE a engagé « un travail de
longue haleine » qui se traduit, notamment, par la mise en place depuis hier
mardi de quatre points d'offres saisonnières (lire ci-dessous) permettant de
mettre en relation les offres des employeurs et les souhaits des demandeurs
d'emploi. « L'an dernier à Arzon, plus de 500 offres ont ainsi été pourvues et
près de 900 demandes ont été présentées par des candidats potentiels », précise
Gwennina Le Borgne.
Mais il reste à trouver des solutions aux problèmes du
logement, comme le souligne Stéphane Tual, responsable de la CFDT : « Dans le
pays d'Auray, une réflexion est engagée avec l'ouverture d'une maison des
saisonniers à Plouharnel, mais dans la presqu'île de Rhuys, où la pression
foncière est encore plus forte, il n'y a pas cette volonté. Sans doute parce que
les employeurs sont davantage des investisseurs financiers que des créateurs
locaux. Si certains proposent des logements, d'autres envisagent le camping : ce
n'est pas une solution l'été pour des salariés ayant besoin de se reposer.
»
La solution passe alors peut-être par une forme de pérennisation de
certains emplois saisonniers. « On constate que les saisonniers se partagent
moins entre la montagne l'hiver et la mer l'été, ils préfèrent rester plus
longtemps à la montagne où il y a désormais deux saisons qui se succèdent. Or,
dans le même temps, du fait des 35 heures l'amplitude saisonnière est plus
importante sur le littoral en s'étalant de mai à octobre. Pour y attirer et
retenir des salariés comme les cuisiniers, pourquoi leurs employeurs ne les
feraient-ils pas faire de la maintenance de bâtiment ou entretenir les espaces
verts en période plus creuse ? », s'interroge-t-on à l'ANPE.
Une (r) évolution à
faire passer auprès des employeurs pour attirer vers des métiers qui accusent un
déficit d'image et de demandes.
Quatre points Neptune 2005 ouverts depuis
hier mardi 1er mars et jusqu'au 12 août : Arzon ancienne gare à Port-Navalo,
tél. 02 97 53 97 84 ; Belle-Ile La Brise, quai Roussel au Palais, tél. 02 97 31
59 11, fax 02 97 31 58 70 ; Carnac 46, rue Saint-Cornély, tél./fax 02 97 52 88
73 ; Quiberon 7, rue de Verdun, tél./fax 02 97 30 49 21.
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