Une perquisition
était en cours mardi dans un studio de Carnac (Morbihan) au lendemain
de l'arrestation dans cette cité balnéaire de deux membres présumés de
l'ETA, apprend-on de source proche de l'enquête.
La fouille
effectuée en présence des deux ettaras présumés n'avait pas révélé en
fin de journée la présence d'armes ou d'explosifs, a précisé une source
proche de l'enquête. Le studio a été loué via Internet pour une
quinzaine de jours, le couple étant apparemment arrivé sur place samedi.
Aitor
Elizaran Aguilar, 30 ans, présenté par l'Espagne comme le No2 de
l'appareil politique d'ETA, et Oihana San Vicente, une femme de 32 ans,
ont été interpellés lundi en fin de matinée dans le cadre d'une enquête
préliminaire de la section antiterroriste du parquet de Paris.
Ils
étaient surveillés depuis plusieurs semaines par la Sous-direction
antiterroriste de la direction centrale de la police judiciaire (SDAT),
grâce à l'aide de la Garde civile espagnole et de la Direction centrale
du renseignement intérieur (DCRI).
Au moment de leur
interpellation, ils circulaient à bord d'une Audi A3 volée le jeudi
précédent près d'Angers (Maine-et-Loire) munie de fausses plaques
d'immatriculation.
Selon la pratique usuelle des ettaras, l'un et
l'autre portaient des armes de poing approvisionnés. La fouille du
véhicule a permis de découvrir de faux papiers administratifs italiens
et espagnols, 22 cartouches dans le sac d'Oihana San Vicente, ainsi que
des pièces vestimentaires généralement utilisées par les membres du
mouvement indépendantiste basque pour leur conférence de presse:
cagoule, béret, pull, etc.
Depuis leur interpellation, Aguilar et
San Vicente sont entendus dans les locaux de la Direction
interrégionale de police judiciaire de Rennes (Ille-et-Vilaine), qui a
contribué à leur arrestation. Ils ne devaient pas être transférés au
siège de la SDAT, à Levalllois-Perret (Hauts-de-Seine) avant mercredi.
AP
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