16 juillet 2011
Victime d’un début de noyade, le week-end dernier, à Plouharnel, un jeune surfeur était dans un état critique. Aujourd’hui, il va bien, grâce aux bons gestes de trois autres surfeurs.
«Au départ, on n’y croyait pas beaucoup; nous étions très inquiets», indique le chef de service réanimation du Centre hospitalier Bretagne Atlantique (CHBA), à Vannes. Après un arrêt cardio-respiratoire prolongé, samedi dernier, l’adolescent de 13 ans et demi avait été admis en réanimation dans un état critique (Le Télégramme du 10juillet). Louant la qualité des secours que la victime a reçus sur la plage, le médecin indique qu’«aujourd’hui, le surfeur va parfaitement bien». Il a quitté, hier, le service de réanimation pour rejoindre le service de pédiatrie où il va reprendre des forces. «Il est très fatigué et ne se souvient absolument pas de ce qui s’est passé», précise le père de la victime.
Sauvé par trois surfeurs
Samedi dernier, vers 17h15, au large de la plage de Sainte-Barbe, à Plouharnel, des surfeurs avaient découvert un jeune garçon flottant entre deux eaux. Ils l’avaient ramené sur la plage du Mentor et avaient eu de bonnes initiatives. «Mon fils doit la vie aux trois surfeurs qui, d’abord, l’ont repéré et l’ont sorti de l’eau. Et, ensuite, l’ont sauvé en faisant les bons gestes. Ils ont su lui faire un massage cardiaque et du bouche-à-bouche, et comme ils étaient trois, ils ont pu se relayer en attendant l’arrivée des pompiers et des sauveteurs de la Croix-Rouge. Surtout, ils ont eu le très bon réflexe de maintenir sa tête en contact avec l’eau froide», ajoute le père. Les pompiers de Carnac et le véhicule infirmier de la Croix-Rouge, basé à Plouharnel, étaient arrivés, à leur tour, pour porter secours et prendre en charge le jeune homme qui a été transporté au CHBA par Dragon 56, l’hélicoptère de la sécurité civile.
«Le corps en hibernation»
Le médecin de réanimation explique que lorsqu’ils prennent en charge les victimes de tel accident, ils les mettent en «état d’hibernation pour protéger le cerveau. C’est ce que l’on appelle un coma artificiel qui, durant 24 à 48heures, permet de donner au cerveau le temps de récupérer. Car si les cellules ne sont pas détruites mais seulement abîmées, elles peuvent se restituer. D’où le bon réflexe des sauveteurs d’avoir gardé le jeune garçon dans l’eau. Ce n’est que lorsqu’on réveille le patient que l’on peut faire un pronostic». Le jeune surfeur, originaire de Besançon, dans le Doubs, faisait du surf pour la deuxième année et prenait des cours durant les vacances de Pâques.
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